Fireworks 4te

JAZZMAG Eric QUENOT:

Nouveauté. Cela faisait manifestement quelques années que le saxophoniste Vincent David rêvait d’écrire pour un pur quatuor de saxophones. Le projet vit le jour en 2014 sous l’égide de la maison Selmer. Peu étonnant tant cette formule instrumentale, restée finalement assez rare dans le monde du jazz et des musiques improvisées, titille surtout l’oreille des passionnés de saxophone. Le présent quatuor, qui réunit outre Vincent David, trois autres brillant techniciens et improvisateurs: Stéphane Guillaume, Baptiste Herbin et Jean-Charles Ric hard, jette de multiples ponts entre jazz stricto sensu et musique contemporaine, dans la tradition des quatuors de saxophones ( une pensés pour Jeanneau/Maté/Chautemps/Didonato), la réussite de Vincent David tenant précisément à avoir su éviter les excès virtuoses et les exagérations ludiques propose au genre. Il en ressort une écriture dont la complexité est naturellement contrebas,née par les solos fougueux de quatre musiciens français d’exception, saxophonistes dont la qualité la plus remarquable me semble être parfois d’une maîtrise sidérante du timbre et de l’intonation. Un beau travail destiné aux amoureux du saxophone…comme aux autres.

Le blog de Libé. Par Bruno Pfeiffer : 

Fireworks 4te est formé de quatre saxophonistes d’exception. Deux plumes dans le premier disque de la formation : celles de Vincent David, qui donne l’impulsion, et celle de Stéphane Guillaume. Rejoignent le binôme de compositeurs : Jean-Charles Richard et Baptiste Herbin. Successivement alto, ténor, baryton et alto, le quartet remplit une promesse jouissive : faire haleter de plaisir l’auditeur. Trois sont nés la même année (1974). Chacun présentent un parcours de saxophonistes classiques et une culture d’orchestre. Leur parcours a permis de monter le projet avec un minimum de répétitions. Herbin, plus jeune, s’élance et brille. Peu de quatuors de saxophones affichent un tel niveau de jeu. On entend, dans ce jazz palpitant, virtuose, les influences de Ravel et du Quatuor de la Fin des Temps de Messiaen. Le carré, d’une homogénéité incroyable, nous installe au milieu d’un suspense digne du meilleur polar. On ne décroche pas.

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